Lors d’un recrutement d’un traducteur/trice, certaines qualités sont recherchées qui ne tiennent pas aux compétences linguistiques. Les qualités suivantes sont à mon sens essentielles :

  1. Fiabilité/disponibilité. Avant de commencer une collaboration, le chef/e de projet a besoin de savoir si le traducteur/trice répond rapidement aux emails. Sans cela (et on élimine déjà un grand nombre de candidatures), tout travail commun sera impossible, car l’intégralité du processus de production en dépend.
  2. Qualité rédactionnelle. Je m’oppose un peu à un concept de base dans le monde de la traduction qui place les compétences en langue étrangère avant les autres. En école de traduction, par exemple, une faute de compréhension est sévèrement pénalisée. D’expérience pourtant, il est mille fois plus aisé, lors d’une relecture, de repérer et de corriger une ou deux grossières erreurs de compréhension du texte source que de reprendre un texte cible mal rédigé (où la syntaxe d’origine transparaît par exemple).
  3. Résilience au stress. À l’instar de l’interprétariat, la traduction est une activité qui génère beaucoup de stress. Et l’arrivée de l’automatisation renforce encore cette tendance. Cette qualité se révèlera particulièrement précieuse lors d’un projet extrêmement urgent.

Le chef/e de projet doit particulièrement bien connaître les membres de son équipe afin de répartir au mieux les tâches en fonction des qualités de chacun des membres. En effet, il est rare de rencontrer un traducteur/trice qui possède toutes ces qualités à la fois, en plus des compétences en langue étrangère.

Mael Le Ray